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 talk to me girl, tell me your lies. (romy)
~ ☽ ~

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PSEUDO : exogenesis.
MESSAGES : 40
AVATAR : dane.
CREDITS : Mad Hattress.
AGE : tu traînes mille trente-cinq années derrière toi en ayant l'apparence d'un jeune homme de seulement trente-et-un ans. magique, non ?
OCCUPATION : tu as vu, des métiers et des occupations différentes. même si depuis quelques années, tu t'étais mis en tête de protéger la ville et ses habitants, flic ça te convenait pas trop. t'es pas tellement dans l'action et c'est pour ça que maintenant, tu préfères être formateur dans les locaux de la ville.
AMOUREUSEMENT : vide et esseulé depuis beaucoup trop d'années. le célibat te colle à la peau depuis bien trop de temps, depuis les années miracles comme tu les appelles. avec le temps, tu as appris à être tolérant et à ne plus faire de différence entre les deux sexes. y'a même des jours où tu te demandes pourquoi t'as pas couché avec un homme plus tôt. parce que putain, c'est bon.
RACE : mort et totalement froid. vampire depuis bien trop longtemps, condamné à l'immortalité.
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Dmitri Glazkov
look into my eyes, it's where my demons hide

MessageSujet: talk to me girl, tell me your lies. (romy)   Jeu 3 Aoû - 23:44

il y a des jours comme ceux-là, ou tu as l'impression que rien ne va plus. que ta vie tout entière n'est qu'une vaste blague, et qu'il serait temps d'y mettre un terme. malheureusement, tu pourrais y mettre toute la volonté du monde, il serait impossible pour toi de mettre fin à ta propre vie. enfin. techniquement t'es mort y'a ... 1004 ans. ouai. c'est plutôt pas mal. t'aimerais bien crever une deuxième fois et, cette fois, crever une bonne fois pour toute. mais malheureusement le sort semble s'acharner contre toi. un soupir las passe tes lèvres. tu fouilles dans tes affaires pour y trouver une paire de lunettes de soleil. les rayons sont faibles en cette fin de journée, mais tu tiens pas à t'éclater les rétines une nouvelle fois. tu glisses tes doigts contre ta main, vérifiant que l'anneau est bien à sa place autour de ton doigt. tu pourrais tout oublier. tout. sauf cet bague. parce que clairement, sans, t'es foutu. bloqué à l'intérieur jusqu'à ce que le soleil soit couché et que la lune ait pris possession du ciel. tu récupères tes affaires, quittant rapidement le bâtiment, jetant un coup d'oeil au déclin de l'astre du jour. la nuit sera bientôt là. tant mieux. tu te sentiras bien plus à l'aise. et c'est bien parce que t'as envie de rester dehors longtemps que tu décides de faire un crocher par le quartier français, redécouvrant la ville de cette manière. tu ne te balades que très rarement le jour et, si tu sens bien que cette bague fait son effet, tu as l'impression que les rayons du soleil vont te brûler d'un instant à l'autre, ravager ta peau. les mains dans les poches d'une veste très légère - qui couvre tes bras. c'est pas parce que tu peux sortir que t'as envie d'sentir ce con de soleil contre ta peau - que tu flânes dans les rues, cherchant l'ombre, n'attendant qu'une chose : que le soleil se couche.

tu te postes à l'embranchement d'une rue, adossé contre les bâtiments anciens du centre-ville. les bras croisés, tes lunettes toujours sur le nez, tu observes les passant. les humains. ceux qui vivent une vie normale. ceux qui peuvent sortir sans risquer la mort, ceux qui peuvent grandir, changer, vieillir, mourir. tu te mords la lèvre délicatement, réprimant cette faim permanente. t'es pas ici pour ça, putain. t'aimerais pouvoir te contrôler, contrôler ta nature. mais ça te semble impossible pour le moment. tu fronces légèrement les sourcils, reconnaissant sans mal une silhouette plus qu'agréable à regarder. tu te redresses, retirant tes lunettes pour la peine, fronçant un peu les sourcils pour t'habituer à cette luminosité. une fois chose faite, tu te dépêches de rattraper la jeune femme. mais ne s'agirait-il pas de mon adorable voisine ? tu souffles avec un air détendu, arrivant à sa hauteur. tes mains toujours dans tes poches, tu lui offres un léger sourire. clairement, elle t'as tapée dans l'œil. c'est juste ta voisine, mais bon, que voulez-vous ? tu te mords la lèvre en te souvenant de sa réaction de l'autre fois. t'sais j'étais vraiment déçu l'autre soir. j'espère que ta coloc à pas mit trop de temps, c'est vraiment pas mon genre de laisser une jeune femme dans ce genre de situation. tu hausses un peu les épaules. nah en vrai, j'comprends qu'tu puisses être flippée, mais j'oserais jamais toucher une dame. tu ajoutes. t'es p'être pas le plus réconfortant du monde, et tu sais que les gens sont pas rassurés à la vue de la pâleur de ta peau et - bien trop souvent - des cernes présentes sous tes yeux. mais bon, tu l'as pas voulu. t'as pas voulu tout ça.
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AGE : Vingt-sept ans.
OCCUPATION : Actuellement vendeuse dans une boutique d'accessoires magiques qui ravient les touristes, c'est la première fois qu'elle tient un job plus de six mois sans se faire virer à cause de sa maladresse, ou de sa langue trop bien pendue.
AMOUREUSEMENT : Se relève tout juste d'une rupture qui l'a rendue très malheureuse. Aujourd'hui, elle se sent revivre. Heureuse, de nouveau.
RACE : Humaine, terrible victime des nuances du vice.
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Romy Goldstein
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MessageSujet: Re: talk to me girl, tell me your lies. (romy)   Ven 4 Aoû - 11:43

J'connais les riques de l'amour
mais j'ai toujours l'amour du risque

Romy n'en revenait pas ; cela faisait aujourd'hui six mois qu'elle travaillait pour cette boutique vaudau, sur Bourbon Street. C'était la première fois qu'elle arrivait à tenir un emploi aussi longtemps, et pourtant, rien n'avait changé par rapport aux dernières fois ! Si elle faisait un maximum d'efforts, il lui arrivait d'être en retard le matin. Elle n'avait jamais été du matin. Elle se cognait dans les étagères, cassait des choses, et face au sourire bienveillant de sa patronne, elle se sentait obligée de repayer, même si aucune demande n'avait été prononcée. Cette femme était bien trop gentille avec elle et bien trop indulgente avec sa maladresse ; pourtant Romy était un frein aux affaires, elle le savait. En ce mois d'Août, la chaleur de la Nouvelle-Orléans s'écrasait sur les touristes émerveillés qui découvraient pour la première fois l'ambiance mystique et historique du Quartier Français. Il n'existait nul autre endroit similaire sur terre, et Romy adorait remonter la rue chaque jour jusqu'à son arrêt de bus. Elle vivait à la Nouvelle-Orélans depuis toujours et elle ne se lassait pas de ses légendes, du passé rempli et passionnant qui constituait le cœur de cette ville. Elle aimait l'ambiance solaire, les bars qui certes se modernisaient, mais ne perdaient heureusement pas la tradition du jazz, le mélange de toutes les couleurs et la diversité infinie qu'on croisait dans la rue, des plus petits aux plus grands. Romy était du genre à s'émerveiller de petites choses comme ça. Surtout l'été.

Aujourd'hui avait été une journée bien remplie. Et, miracle, tout s'était bien passé ! Elle n'avait fait aucune erreur, avait vendu des dizaines et des dizaines d'articles sans se tromper sur le montant de l'objet, elle avait nettoyé l'arrière-salle sans faire tomber un seul vase (il y en avait des dizaines dans l'arrière-boutique, et si elle n'avait jamais réellement posé la question à sa patronne, elle supposait que cette dernière en faisait la collection), elle avait même pensé à appeler un technicien pour la réparation de la clim défaillante. C'était un petit local assez sombre, tout s'entassait et Romy supposait qu'il s'agissait d'un moyen pour reproduire une ambiance un peu hors du temps, presque effrayante ou magique. Alors lorsque l'endroit était rempli de monde, la chaleur n'était plus supportable sans un peu d'air frais artificiel qui venait sécher sa peau humide. Enfin, après avoir fermé à clé derrière elle, elle passa son sac à main sur l'épaule et entreprit de remonter Bourbon Street. Évidement, elle faillit trébucher, se rendant compte que le bout de son pantalon évasé s'était coincé dans le coin de la porte, et elle dut rouvrir puis refermer sous l’œil de quelques passants amusés. Elle leur adressa un regard et un sourire gênés, puis se retourna et accéléra le pas. « Mais ne s'agirait-il pas de mon adorable voisine ? » Elle fit volte-face, alertée par cette voix familière. Elle le reconnut. Et effectivement, il s'agissait bien de son voisin, qui n'avait pas changé depuis leur dernière rencontre. Elle eut un petit mouvement de recul, détournant le regard. Même s'il n'avait rien entrepris de suspect jusqu'à présent, il n'inspirait pas confiance à la brune. Il ajouta quelques mots à propos de cette soirée pendant laquelle il était venue l'aborder, devant sa porte alors qu'elle attendait Ludmilla. Encore une fois, elle avait oublié ses clés ce soir-là, et s'était retrouvée à la porte en attendant que sa meilleure amie rentre de sa sortie avec les autres internes en chirurgie. Romy ne trainait pas trop avec les amis que Ludmilla avait rencontré à l'hôpital. Elle se sentait bien trop décalée par rapport à eux, avait toujours eu peur de ne pas être à la hauteur de leur intelligence. L'homme en face d'elle, qui pouvait avoir son âge ou un peu plus vieux, ajouta qu'il comprenait sa méfiance, mais que ses intentions n'étaient pas mauvaises. Et puisque c'était Romy et qu'elle croyait à tout ce qu'on pouvait lui dire, elle se détendit un peu. « Ça m'arrive souvent de l'attendre, c'était pas la première fois, j'oublie tout le temps mes clés. » Déclara-t-elle avec un petit sourire. Il faisait très chaud, et elle était assoiffée. Elle sortit de son sac une petite bouteille d'eau et en bu une gorgée. Puis, en voulant écarter une mèche de cheveux qui gênait sa vision, elle fit un grand geste et tapa accidentellement dans l'oreille d'un malheureux qui passait là. Sous la surprise, elle se tourna, et dans le mouvement, elle renversa de l'eau sur la chemise du même homme. Ce dernier lui lança un regard noir et un juron passa la barrière de ses lèvres, et alors qu'il repartait déjà, Romy lança à la volée : « Excusez-moi ! » Il ne se retourna pas. Elle soupira. Décidément, elle était incorrigible. Mais ses yeux s'écarquillèrent lorsqu'elle vit, quelques mètres plus loin, un bus passer. C'était la ligne qu'elle empruntait pour rentrer chez elle. « Oh non. C'était mon bus. » Alors qu'elle en avait presque oublié la présence du blond devant elle, son regard se releva vers lui.

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Dmitri Glazkov
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MessageSujet: Re: talk to me girl, tell me your lies. (romy)   Sam 5 Aoû - 16:22

tu connais les rues de la ville par cœur. depuis le temps que ta famille et toi vous êtes installés ici, c'est bien normal. mais tu ne te lasses jamais d'observer la vie. d'observer les humains vivres normalement, sortir sans se soucier de savoir si le soleil est couché ou pas. tu te mords la lèvre, délicatement. tu retiens un soupir, tu restes la, à observer. et tu te plais à observer la vie. observer le monde. un jeune couple qui profite de la fin de soirée, une mère et un jeune enfant. cette vision te tord l'estomac. tu prends une légère inspiration, un peu crispée, avant de détourner le regard. ça te rappelles des souvenirs que tu aimerais effacer de ta mémoire. un moment que tu détestes. ce moment qui a fait de toi un monstre, un vrai. c'est ce jour la que t'as basculé, que t'es mort, que t'es revenu, que tu les as tués. et merde. tu n'as pas envie de repenser à ça, tu n'as pas envie de sentir cette honte et ces remords t'envahir. tu ne te contrôlais pas, après tout, tu ne t'es jamais contrôlé, t'as jamais voulu le faire, t'as toujours refusé ton état, cette vie qui n'en ai plus une, cette immortalité qui est une malédiction. tu préfères t'attarder sur une silhouette qui te semble plus que familière. une jeune femme brune, croisée il y a quelques jours sur son palier. enfermée dehors pour avoir oublié ses clés. un faible sourire se dessine sur le coin de tes lèvres, et tu la rejoins rapidement en quelques pas. elle t'as envoyé bouler la dernière fois, mais tu comptes bien prendre ta revanche et pour entamer quelques mots avec elle. elle sursaute légèrement quand tu l'abordes, sans doute pas vraiment préparée à ta présence. elle ne semble pas rassurée et tu ne peux pas vraiment lui en vouloir. tu calles ton rythme sur le sien, marchant tranquillement à ses côtés. tu lui veux pas de mal. littéralement. parce que si tu cherchais juste à la mordre, tu l'aurais fait depuis bien longtemps. elle semble se détendre quelque peu quand tu ajoutes ne pas lui vouloir de mal. ça m'arrive souvent de l'attendre, c'était pas la première fois, j'oublie tout le temps mes clés. tu souris doucement, appréciant ces quelques mots. tu l'observes distraitement sortir une bouteille d'eau de son sac et par tu ne sais trop quel moyen, se retrouver à en renverser sur un parfait inconnu. tu t'écartes un peu pour éviter de te prendre un coup involontaire, un faible rire sur tes lèvres. tu la trouves littéralement adorable. oh non. c'était mon bus. tu relèves la tête, observant le fond de la rue, mais aucune signe du bus, qui, en y réfléchissant bien, à du passer pendant que tu regardais autre part. tu croises le regard de la jeune femme, l'observant un instant. je déteste les transports en commun. tu lâches sans trop réfléchir. tu fronces les sourcils, venant gratter ta joue du bout des doigts. je peux te ramener si tu veux, j'allais rentrer moi aussi. tu lui proposes, comme ça, espérant qu'elle accepte ta proposition, cette fois-ci. espérant qu'elle te croit quand tu lui as dit ne pas lui vouloir de mal - c'est la vérité, après tout. la blesser, lui faire mal, ou lui faire peur n'est pas dans tes intentions. sans doute que ton frère critiquerait cette manière d'être, de vivre, mais toi, tu aspires juste à une vie normale, que tu n'auras jamais. parce que dans une vie normale, tu serais mort depuis un bout de temps. et pourtant t'es la, plus de mille ans derrière toi, en ayant l'apparence d'une petite trentaine d'année. tu te mords la lèvre, glissant de nouveau tes mains dans les poches de ta veste. au fait, mon adorable voisine aurait-elle un prénom ? tu ris doucement. la dernière fois, elle a lâché un prénom à la volée, et tu es persuadé que s'en ai un faux, parce qu'elle était apeurée ou ne voulait simplement pas te le dire. moi, c'est dmitri. tu ajoutes, ton accent roulant sur tes lèvres. malgré tout ce temps, il n'a jamais voulu partir. et tu as beau de pas avoir mis les pieds dans ton pays natal depuis des années - des décennies même - tu en gardes de nombreux souvenirs. des bons et des mauvais. parce que la vie c'est pas juste des bonnes choses. tu secoues doucement, te sortant ces idées de la tête. ce n'est pas le moment de penser à ça.
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Romy Goldstein
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MessageSujet: Re: talk to me girl, tell me your lies. (romy)   Lun 7 Aoû - 0:18

J'connais les riques de l'amour
mais j'ai toujours l'amour du risque

Le regard de Romy croisa pour la deuxième fois celui de ce blond inconnu qui venait de l'aborder. C'était comme si, soudain, elle s'intéressait aux détails de son visage, aux traits tirés qui lui donnaient cet air fatigué, aux iris pastelles qui la couvaient de quelque chose qu'elle appréciait, qui la mettait en confiance. Au teint de sa peau, clair, presque trop clair pour être vrai. Un soleil radieux illuminait pourtant cette journée, et au delà de ça, cet été, les températures grimpant encore en ce mois d'Août. Etait-il possible de rester si blanc avec une telle chaleur ? Romy n'était pas peu fière de son bronzage très aléatoire, face à cet homme à la peau de cristal. Il était plus grand qu'elle, charmant. Visiblement amusé de sa maladresse ; elle rougit instantanément. Si elle s'attirait les foudres de certains, ça avait également un côté attendrissant qu'elle ne soupçonnait pas. « Je peux te ramener si tu veux, j'allais rentrer moi aussi. » Proposa-t-il alors, et Romy se mordilla la lèvre inférieure, gênée. Elle ne remarqua que maintenant le tutoiement, alors qu'il glissait ses mains dans ses poches et Romy ne put s'empêcher de le trouver particulièrement beau dans cette attitude. Pouvait-elle faire confiance à ce mystérieux voisin, aux yeux charmeurs et à l'accent chantonnant ? Elle haussa les épaules, regarda ailleurs. « Je ne vais pas déranger, j'ai le temps... Je peux attendre le prochain bus. » Déclara-t-elle dans un sourire. Puis il lui demanda son prénom, et Romy fronça les sourcils. Ne lui avait-elle pas déjà dit, la dernière fois ? Évidement, elle lui avait menti. Dans toute sa naïveté, Romy restait de nature assez peureuse. Jamais elle n'aurait divulgué son identité à un parfait inconnu. Cependant, le surnom qu'il lui attribuait lui arracha un sourire timide. « Tu ne t'en souviens déjà plus ?.. » Demanda-t-elle hésitante, suivant l'exemple de son interlocuteur en passant sur la politesse d'un vouvoiement. Que lui avait-elle dit, ce soir là ? Mary, Jude, peut-être Elizabeth. Et alors que sa mémoire lui faisait défaut, elle sentit qu'il n'y avait rien à faire ; de toute évidence, il n'avait pas cru une seule seconde à son piètre mensonge. Il se présenta comme Dmitri. Des syllabes trahissant des origines scandinaves, sûrement russes ; elle comprit d'où lui venait cet accent. « Romy. » Avoua-t-elle en pinçant les lèvres. Elle se sentait un peu honteuse, face à cet homme dont sa raison lui intimait de se méfier. Son cœur et sa curiosité allaient bien à l'inverse de cet instinct cependant, et face à cette présence sympathique, elle se détendait. « Vous habitez le quartier depuis longtemps ? Je veux dire, à Carrollton. » Elle n'avait pas fait attention au pronom employé, peu habituée à se poser cette question, mais étrangement, elle regretta aussitôt, ne montrant cependant pas la moindre frustration. En réalité, Romy ne savait pas réellement pourquoi elle s'intéressait à ce Dmitri. Elle n'aurait pas dû lui poser cette question. Elle comprenait bien qu'elle l'intéressait, et alors qu'elle s'était promis, à sa douloureuse rupture quelques mois auparavant, de ne pas accorder sa confiance à un nouvel homme avant des années, elle tombait dans le panneau au premier prince charmant qui lui jouait du violon. Il n'avait pourtant rien à voir avec Eytan, dont elle pouvait encore se représenter le visage si familier dans son esprit. Brun, elle se souvenait que ses reflets s'éclaircissaient pendant la période estivale. Ses yeux noisettes également, d'ailleurs. C'était un homme dont la saison dictait l'humeur, tout comme l'égo dictait les paroles. Une voix débordante de virilité et une présence masculine rassurante. Romy se demandait si les reflets blonds de Dmitri s'éclaircissaient, eux aussi, durant l'été.

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Dmitri Glazkov
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MessageSujet: Re: talk to me girl, tell me your lies. (romy)   Mar 8 Aoû - 20:37

tu ne sais pas vraiment ce qui t'attires le plus chez la jeune femme. tu trouves clairement sa maladresse adorable, son regard pétille de joie de vivre et ses cheveux coupés ainsi lui vont merveilleusement bien. tu te pinces les lèvres, un sourire amusé sur le bout des lèvres, alors qu'elle tente de s'excuser auprès du parfait inconnu qu'elle laisse reprendre sa route trempé. tu ris un peu, pas méchamment. c'est naturel et spontané. elle annonce avoir raté son bus, et tu lui proposes rapidement de la raccompagner jusqu'à chez elle, vu qu'elle est ta voisine et que tu t'apprêtais toi aussi à rentrer. je ne vais pas déranger, j'ai le temps... je peux attendre le prochain bus. tu te mords l'intérieur de la joue. tu avoues sans mal que tu aurais bien aimé la voir accepter ta proposition de suite, mais hors de question d'utiliser ton pouvoir de persuasion pour elle. tu as horreur de tricher de cette manière. tu termines par lui demander son prénom, persuadé que celui qu'elle a utilisé l'autre jour est le premier mot qui lui est passé dans la tête à ce moment. tu ne t'en souviens déjà plus ?.. tu ris doucement, haussant les épaules, une pointe de malice dans le regard. tu te présentes, lui révélant ton prénom - le vrai - qui sonne horriblement russe. et tu ne doutes pas une seconde qu'elle face le lien avec ton petit accent. elle termine par se présenter en tant que romy, et un sourire illumine tes lèvres. j'aime bien. ça te va bien. tu souffles dans te sentir obligé de le faire, parce que, clairement, tu trouves que ça lui correspond bien. vous habitez le quartier depuis longtemps ? je veux dire, à carrollton. tu fronces un peu les sourcils, presque déçu de l'entendre te vouvoyer. tu hausses les épaules, réfléchissant à la question. t'avais bien huit cents ans passés à l'époque ou vous êtes arrivez en ville. mais, clairement, tu ne peux pas lui répondre ça, elle te prendrait - au mieux - pour un taré. une vingtaine d'années. j'avais dix ou douze ans, je sais plus vraiment. tu souffles finalement. c'est la réponse la plus simple à donner. parce que c'est crédible. ton accent traine sur tes lèvres, vestige d'une enfance et même d'une vie passée là-bas. tu te pinces les lèvres, tu serais curieux de voir ce qu'elle est devenue, la russie de ton souvenir. et toi alors ? tu demandes, continuant de la tutoyer. et tu comptes sur une remarque pour qu'elle te face savoir si ça la gène ou non. enfin, ça n'a pas l'air de la déranger pus que ça. tu passes une main dans tes cheveux, cachant ton visage du soleil pour quelques secondes. parce que, clairement, t'as pas habitué à en sentir le picotement contre ta peau et tu trouves ça presque désagréable. mais tu feins l'indifférence totale, comme bon nombre d'être humains, comme quelqu'un de normal, en faite. tu retiens un soupir à cette pensée. ma proposition tient toujours tu sais. tu souffles en souriant. la raccompagner. parce qu'elle est tout à fait charmante et que tu prends plaisir à converser avec romy. t'as envie d'en apprendre plus sur elle et de lui en apprendre plus sur toi - dans certaines limites.
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MessageSujet: Re: talk to me girl, tell me your lies. (romy)   Jeu 10 Aoû - 15:00

J'connais les riques de l'amour
mais j'ai toujours l'amour du risque

« J'aime bien. Ca te va bien. » Romt rougit avant de poser sa question. Pourquoi lui faisait-il autant de compliments ? Elle n'avait pas l'habitude de cela. C'était comme si elle ne se rappelait plus de cette sensation, celle de se sentir admirée, aimée. Comme si elle ne se rendait pas compte de l'effet qu'elle pouvait avoir sur les autres. De l'effet que son sourire, sa naïveté, sa maladresse et sa bienveillance pouvait avoir sur les autres. Romy se souvenait qu'Eytan était avare en compliments. Les déclarations d'amour l'ennuyaient, autant que les films à l'eau de rose. La brune avait besoin de romantisme pour combler son âme enfantine ; peut-être que c'était pour cela que ça n'avait pas marché avec Eytan. Et alors que le visage de son ex se dessinait dans son esprit, perturbant le flux de ses pensées, l'éloignant quelques instants de la réalité, de Bourbon Street et de Dmitri, son sourire semblait perdre un peu de son éclat. « Une vingtaine d'années. J'avais dix ou douze ans, je sais plus vraiment. » Elle se réveilla de sa rêverie, mal à l'aise, reculant discrètement d'un demi-pas. Il avait donc passé son adolescence à la Nouvelle-Orléans. Peut-être avait-il grandi en Russie, avant cela. Elle fit rapidement un calcul dans sa tête, s'étonnant elle-même de sa réactivité ; il pouvait avoir trente ou trente-et-un ans. Il n'était pas bien plus âgé qu'elle -et d'ailleurs, pourquoi s'en préoccupait-elle? « Et toi alors ? » Elle plongea son regard presque accidentellement dans le sien - puis elle ne put plus s'en détacher. L'azur de ses yeux l’ensorcelait. Jamais elle n'avait croisé un regard si profond, des iris si claires, d'un bleu électrique où on pouvait s'y glacer la rétine. C'était un spectacle qui l'émerveillait, en dehors du temps, comme coupé du monde. Elle se racla la gorge, détournant les yeux, à nouveau gêne. Le pourpre lui monta aux jours. « J'y habite depuis quelques années, en colocation avec ma meilleure amie justement. Mais j'ai toujours vécu à la Nouvelle-Orléans. » Ajouta-t-elle sans réellement savoir pourquoi. Si elle s'était méfiée de Dmitri lors de leur première rencontre, aujourd'hui il lui inspirait confiance. Peut-être était-ce la lune qui l'avait aveuglée, ce soir-là. « Ma proposition tient toujours tu sais. » Un sourire s'accompagnait de la proposition et Romy dégagea son visage d'une mèche de cheveux qui gênait sa vision. Elle était tout particulièrement chamboulée et honorée par le regard que Dmitri lui portait ; au moins autant que celui qu'Eytan lui avait porté pendant quatre ans. Peut-être même qu'il ne l'avait regardé comme ça qu'une fraction de secondes pendant leur idylle. Au final, elle n'avait été qu'un instrument pour lui. Y penser la rendait nostalgique et morose ; la situation ne s'y prêtait pourtant pas. Cependant, même si la proposition était particulièrement tentante, elle avait toujours cette méfiance qui sommeillait en elle. Comme ses vieux démons qui se réveillaient, lui rappelant le mal que les hommes lui avaient fait. Un homme en particulier, en réalité. Et ce dernier argument fit pencher la balance. « Très bien, j'accepte. Et je t'en remercie. » Déclara-t-elle avec un large sourire. « Je suppose que je peux me permettre de te tutoyer. » Ajouta-t-elle en se rendant compte qu'elle n'était pas particulièrement à l'aise avec le pronom employé. Au moins, elle serait fixée sur ce qu'il en pensait. Bien malgré elle, elle commençait à se poser des questions sur ce jeune homme au regard envoutant et à l'allure particulièrement attirante. Ce n'était pas bon, pas bon du tout.

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