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 Words like violence Break the silence [Pac]
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PSEUDO : Dieu
MESSAGES : 58
AVATAR : Cam Gigandet
AGE : 24 ans
OCCUPATION : Barman
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MessageSujet: Words like violence Break the silence [Pac]    Lun 7 Aoû - 23:25

Words like violence Break the silence
Accoudé à son bar, le blond s'ennuyait ferme tandis qu'il servait les verres défilant devant lui pour ensuite les encaisser sans faire le moindre cadeau à ses clients. Sa vie tournait complètement en rond. Métro, boulot, dodo comme on disait. Et à chaque fin d'après-midi, il arrivait à la même heure pour repartir dans la nuit comme d'habitude en ayant toujours la même certitude que le soleil se lèverait le lendemain pour l'accueillir.
Des fois, des pensées l'agaçaient pour lui faire imaginer sa vie s'il n'avait jamais fugué de la maison familiale, il serait déjà sûrement marié tout en menant un empire financier comme on lui avait dit quand il était enfant. Pourtant, Silas avait refusé tout cela pour se retrouver à galérer à chaque fin de mois pour joindre les deux bouts. Et plus par défaitisme qu'optimisme, il s'était retrouvé ici à servir tous ces gens sortant des grands bureaux venant écouter les quelques artistes qui venaient ici afin de faire entendre leurs performances musicales. Même lui aurait pu jouer sur cette scène, ayant appris très jeune le saxophone et le jouant encore quand il était seul chez lui. Cela n'avait pas été son choix et pourtant même lui se trouvait du talent pour utiliser cet instrument.

Enfin tout cela n'avait pas d'importance et alors qu'il se servait son propre verre de bière au frais de son patron, il vit du coin de l'oeil les portes du Circle Bar s'ouvrir pour laisser passer la cliente. Un visage familier dont le blond avait pris l'habitude d'apercevoir assise au bar. Toujours la même froideur agaçante depuis sa première venue. Et malgré lui, il ne pouvait s'empêcher de faire la comparaison avec sa génitrice. Une beauté froide qui décourageait plus d'un des prétendants qui auraient pu l'accoster avec l'alcool coulant dans leurs veines alors ces simples idiots restaient sans bouger à l'observer.
Sans un mot, Silas se retournait pour prendre la bouteille de vodka que chérissait tant cette jeune femme, lui servant déjà un verre alors qu'elle n'avait même atteint le bar. Le posant d'un geste vif sur le comptoir, là où une place était libre.

La guettant d'un regard froid, son sang ne fit qu'un tour tandis qu'elle s'asseyait devant lui sans un seul mot. Un sourire en coin moqueur sur ses lèvres, le jeune homme s'accouda une nouvelle fois au bar, ne cherchant en ce geste que la provocation pure.

- Toujours aussi bavarde à ce que je vois.

Son regard bleuté se relevant sur elle, il lui lança un clin d'oeil à énerver la plus impassible des personnes de ce monde avant de boire dans son propre verre sa cervoise fraîche. Bien contre lui, il avait envie d'en savoir plus sur cette femme, ne pouvant s'empêcher cette fois-ci contrairement aux autres soirs de lui adresser la parole.
Des airs de Vivaldi lui revenant en tête, l'Hiver en particulier quand il l'apercevait, il soupira longuement plus contre lui même que contre elle. Tout en vidant son verre d'une traite, son sourire ne put qu'être amusé quand un homme vint quémander de l'attention auprès de la belle. Le pauvre n'allait pas s'en sortir une seule seconde et désireux de lui venir en aide, il s'approcha d'eux silencieusement.

- Tu perds ton temps mon pauvre. Elle est étrangère à tout ce qu'il y a d'humain.

Voyant l'autre partir aussi vite qu'il était venu, il émit un léger rire sournois alors qu'il restait à la même place, pas le moins du monde dérangé par le silence et la froideur qui émanait de la jeune femme. Il ne lui accorda qu'un simple regard teinté de désintérêt, attendant simplement d'elle qu'elle réagisse si elle en était capable.
Codage par Libella sur Graphiorum
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PSEUDO : alucard, laura.
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AVATAR : natalie portman.
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AGE : you are thousand. you are not dead, although you were dead. the girl who died. and was resurrected. children. witches. magic. symbols. remember the illogic of the fantasy.
OCCUPATION : she liked to sit on the front porch in the afternoons and read books she'd checked out from her library. aside from coffee, reading was her only indulgence.
AMOUREUSEMENT : maybe there’s a universe out there — happening now — where we end up together. maybe there’s a universe where i’m the right person for you. you just found me in the wrong universe. that's all. because you could have loved me forever. and maybe in another universe, i let you.
RACE : that's how you get deathless, volchitsa. walk the same tale, over and over, until you wear a groove in the world, until even if you vanished, the tale would keep turning, keep playing, like a phonograph, and you'd have to get up again, even with a bullet through your eye, to play your part and say your lines.
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Pierre-Anouk Chivas
DEVOUR YOUR KINGS

MessageSujet: Re: Words like violence Break the silence [Pac]    Mar 8 Aoû - 2:24


silas gallagher
she laughed, “darling,
i'm not drinking to forget about you.
i'm drinking to forget about myself.


La fatigue est gravée à même ses os. Ce matin, elle s’est réveillée avec un grand vide dans son estomac. Naturellement, avant d’échouer ici, comme un oiseau tombé du nid, elle a coincé quelqu’un, une jolie fille sans aile, dans l’alcôve d’une ruelle. Elle y a enfoncé ses crocs, dans la tendresse de sa peau. Elle a enfoncé ses ongles, sous sa chevelure blonde. Blond lumière, un peu céleste – carrément indigeste. Elle s’est nourrie, elle espérait s’être aguerrie. De ses longs doigts carmin, presque arachnéens, elle a esquissé un sombre tableau ; celui d’un angelot effondré, sombrant dans ses sanglots. Elle ne l’a pas supporté, elle l’a sans doute un peu heurtée, d’une vie sensiblement écourtée. La dépouille abandonnée, comme une hirondelle fauchée en plein vol, et l’opalescence de ses cheveux autour de son visage figé, comme un soleil – un peu comme une auréole.

Anouk, aujourd’hui, elle est d’humeur inflammable. Et, au contact de l’air, elle détonne. Elle explose. Et lui, barman des temps troublés, il n’en manque pas – d’air. Pendant une seconde-- “ Toujours aussi bavarde à ce que je vois. ” Pendant une seconde, donc, il y a son sourire, un peu moqueur, diablement railleur, qui se calque sur l’autre visage, l’inerte, à la pâleur mortifère, gommé de ses couleurs. (Si tentant.) Elle a les pupilles dilatées : elle est un peu trop aux aguets. Mais il y a, la veine à son cou, qui tremble, qui danse, dans une harmonie étrange avec sa pomme d’Adam lorsqu’il avale son liquide ambré. Silencieuse et sentencieuse, elle ne lui répond que d’un regard sombre et chaotique – elle a toujours porté l’Enfer à ses prunelles. Elle ne l’a jamais vraiment aimé, ce garçon. Elle pense garçon, et pas homme – elle insiste. Pour elle, il n’est qu’une créature de l’éphémère ; bientôt, lui aussi, elle le conjuguera au passé.

Ce matin, et ce pour la première fois depuis des années, elle a rêvé de Mézenmir. Vêtu à la mode de ce vingt-et-unième siècle évanescent, fantôme d’un autre présent, il se tenait là, juste là, à sa place, accoudé au comptoir, à siroter un verre de whiskey. (Il n’a, pourtant, jamais aimé le whiskey.) Et dans son rêve, il la regardait, la dévorait du bout de ses œillades carnassières et, malgré le verre qu’il portait à sa bouche, elle y devinait le sourire qui venait d’y fleurir. Elle papillonne des yeux, et ce sourire, désormais, il s’incurve sur les lèvres de l’autre ; cet agaçant et récalcitrant barman. Il l’agace – sans qu’elle ne s’en lasse.

Un corps s’effondre à côté du sien – alors, pendant une seconde, elle en oublie de se morfondre. Elle lui jette un regard torve, découvrant le visage juvénile et curieusement ravi d’un gamin. Ça a la beauté d’un cliché : il doit avoir, quoi, vingt années ? Et, en dépit de son duvet entretenu avec une tendre fierté, il n’en conserve pas moins l’ardeur d’un adolescent, et la maladresse d’un petit enfant, lorsqu’il lui sourit – d’un sourire à lui brûler la peau, à presque lui arracher un sursaut –, et puis, bafouille. De l’orbe de ses yeux, elle lui décoche une flèche meurtrière, l’astreignant au silence, le soumettant à la sentence. Le pauvre bougre n’a même pas le temps – n’a même plus l’audace – de lui proposer un verre. “ Tu perds ton temps mon pauvre. Elle est étrangère à tout ce qu’il y a d’humain, ” qu’il raille, l’imbécile.

Elle se tend vers lui, avec brusquerie. Dans le rictus, un peu cruel, légèrement sensuel, qui naît sur ses lèvres, il y a comme un éclat de fauve sauvagerie. Étrangère à l’humain – la sagacité de ses propos l’étonne. Elle marmonne, “ Évitons de sombrer dans la psychologie de comptoir, s’il vous plaît, ” – qu’elle susurre, plutôt, d’une voix presque câline. Politesse ironique. Et elle a, comme un rire sur le bout de la langue. Et elle a, le venin jusqu’aux yeux. Et puis, comme brusquement revenue à la vie, elle se saisit finalement de son verre de vodka, et fait lentement tourner l’alcool. C’est une manie qu’elle a, comme un rituel. C’est un geste, somme toute, désarmant de naturel et, de fait, dissident chez elle, si soucieuse du moindre détail.

Elle avale le tout d’un seul trait. Ça fait des décennies, si ce n’est des siècles, que les spiritueux n’ont plus d’effet sur elle. À défaut de lui brûler la gorge, il lui laisse juste, comme un trou énorme au cœur. C’est une plaie béante sur laquelle elle met un seul nom – celui qui a hanté sa nuit, et tant d’autres auparavant. Le verre tinte sur le comptoir. “ Un autre, ” commande-t-elle. Non, elle ordonne. Ses désirs sont des ordres. (Ses désirs font désordre.) Et il y a, comme une lueur – non, une étincelle, ou même, plutôt, un brasier, oui: c’est un brasier – de défi dans l’obscurité placide de ses iris.

De son sac à main de luxe, elle en extirpe un paquet de cigarettes et, d’un mouvement un peu sec, d’un geste un peu trop rêche, l’une d’entre elles s’en extirpe à moitié. Ses jambes fuselées et croisées, interminables sur ce tabouret – elle sent le regard éperdu de l’éconduit. Elle sourit, encore, exultant lentement la fumée au visage du loufiat. La clope coincée entre ses doigts, elle se tourne à-demi vers la table d’universitaires. Ils sont quatre – trois garçons, et une môme au charme androgyne –, et ils ont les joues rouges, et l’air un peu embarrassé, lorsqu’ils croisent son sourire incisif. Elle leur montre ses dents – pas les canines, les autres – et, d’un simple geste de sa main de libre, indique au serveur de leur remettre une tournée.

Lorsqu’il revient derrière son comptoir, elle arrache un billet vert d’une énième liasse et, la nicotine au coin de sa bouche, abat l’argent entre eux. D’un montant hautement supérieur au prix des consommations, elle indique du menton le verre de bière, vide, avec la nonchalance dont elle se revêt sur le seuil de sa porte. “ Arrête-moi si je me trompe, mais il me semble que c’est commun, chez les humains que d’offrir à boire à ses congénères, ” souffle-t-elle, la voix un peu rauque, le regard perdu au fond de son bock. Une nouvelle fois, elle boit son verre d’une seule rasade. “ Me trompe-je ? ” qu’elle lâche, avec insolence, arquant un sourcil faussement interrogateur, délibérément sardonique. Comme à une table de Blackjack, elle tapote le comptoir avec deux de ses doigts, pour l’inviter à combler le vide de son hanap. C’est son handicap : l’informulé, Anouk, elle voudrait n’avoir rien à dire, et qu’on entende dans le silence, ses rires ou son ire.

À nouveau, aussitôt servi, aussitôt fini. Encore un autre.

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girl, with an accent of blood, who speaks in foreign tongues, whose vowels are the sound of metal clashing. immortal, hair streaked with daggers and iron filling her lungs each breath invitingly toxic. heroine, a grin made for war and eyes flecked with ash striding, powerful, into the arms of death.

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MessageSujet: Re: Words like violence Break the silence [Pac]    Mar 8 Aoû - 19:36

Words like violence Break the silence
Une chose qui avait toujours fasciné le jeune homme était cette aura qui entourait les personnes. La plupart du temps, ce n'était qu'une banalité affligeante mais dans ce morne paysage, certaines sortaient du lot. Et sa cliente habituelle en était le parfait exemple, elle avait un je ne sais quoi qui se faisait se retourner les visages sur son passage alors qu'elle tranchait la foule, scindant en deux toutes ces personnes alors que le visage droit, elle avançait sans même jeter un regard en arrière comme si plus rien n'avait d'importance.
Enfin c'est de cette façon que le blond l'imaginait, il ne l'avait jamais vu en dehors de ce bar qui était leur malheureux lieu de rencontre et comme pour s'enlever ces pensées dérangeantes hors de son esprit, il haussa simplement des épaules avant de reprendre son verre au liquide devenu tiède pour en boire une longue gorgée.

Il aurait pu sembler que c'était malvenu de la part du blond que de faire éloigner le pauvre homme qui avait eu le courage de l'aborder mais il ne pouvait s'empêcher, il prenait même un certain plaisir à savourer le défaitisme envahir le visage du bougre qui ne pouvait plus que rejoindre la table où ses amis l'attendaient en ricanant.
Pas un seul mouvement de sa part quand il voit la femme se tourner vers lui, n'ayant aucune peur à plonger son regard dans le sien alors qu'il eut même le culot de rapprocher son visage du sien, souriant narquoisement à sa remarque. Il suit même de ses yeux bleutés sa main qui fait tournoyer le liquide translucide avant de le boire d'une seule traite. Il n'attend même pas qu'elle demande un autre verre, qu'il a déjà la bouteille de l'alcool russe en main pour lui servir une deuxième rasade. Il commence à avoir l'habitude de ce qu'elle commande ici, il a même l'habitude de son comportement si énervant qui lui donne envie de lui dire tout ce qu'il pense de sa pauvre personne mais il se retient. Le travail était plus important que cette femme et il en avait besoin, bien malgré lui.

Alors silencieux, Silas ne fait que l'observer, se sortant une cigarette en même temps qu'elle pour tirer une longue bouffée salvatrice. Ne se manifeste pas une seule fois à son simple geste et sert la table des étudiants, ses lèvres pincées, empêchant un rictus de colère apparaître sur ses lèvres. L'heure viendra où il ne pourrait se retenir plus longtemps et il le fera savoir de bien des manières différentes pour que cela devienne un souvenir permanent dans l'esprit de l'insolente femme.
Retour au comptoir afin de saisir sa cigarette d'un geste vif pour en tirer à nouveau une bouffée qu'il n'hésite à souffler sur le visage de son interlocutrice qui ne voit aucune gêne à lui faire la pareille. Le blond se contente de regarder les billets posés devant lui avant d'hausser un sourcil interrogateur, il y en avait bien trop pour ce qu'il venait de servir et l'explication ne mit pas longtemps à venir puisque Madame avait la bonté de lui en offrir un également. Voilà enfin qu'elle remontait dans son estime.
Saisissant les billets rapidement pour les encaisser, il n'hésite pas une seconde à se servir un nouveau verre. Sert ensuite la dame qui a fait signe d'avoir de la vodka.

- Depuis quand on est congénère ?

Un sourire en coin moqueur sur ses lèvres, il reprend une nouvelle taf sur sa clope avant de se rapprocher de sa cliente, se posant comme précédemment devant elle pour mieux l'observer. Tout cet argent qu'elle possédait commençait à l'intéresser grandement mais il n'avait pas encore l'idée pour en profiter, ce n'était pas la même force que sa voisine sénile. Le blond soupire presque, tirant sur sa tige de nicotine.

- Alors dis moi, derrière ce regard qui en fait fuir plus d'un, qu'est-ce qu'il se passe réellement ? Pourquoi venir dans un lieu bondé de gens pour ne parler à personne ?

Lui servant un nouveau verre machinalement, il ne prit pas la peine de ranger la bouteille à sa place mais plutôt de la poser à leurs côtés, ce serait plus rapide pour les prochains services.  
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