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 BURN IT DOWN. (lev) [VIOLENT]
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PSEUDO : SKIT SKATE.
MESSAGES : 27
AVATAR : ZENDAYA.
CREDITS : VINYLES IDYLLES.
AGE : UNE CINQUANTAINE D'ANNEES POUR UNE GAMINE QUI N'A L'AIR D'EN AVOIR QUE VINGT-TROIS.
OCCUPATION : MI-SERVEUSE AU CIRCLE, MI-AUX ORDRES D'UN MONSTRE.
AMOUREUSEMENT : SON COEUR EST PARTI EN FUMÉE LE JOUR OU ELLE EST NEE.
RACE : BANSHEE, ABANDONNÉE, DÉLAISSÉE DANS LES BRAS DE BUVEURS DE SANG.
POINTS : 32
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MessageSujet: BURN IT DOWN. (lev) [VIOLENT]   Jeu 10 Aoû - 15:51

Un pinceau coincé dans les cheveux, coincé derrière l'oreille, coincé quelque part sur un corps qu'elle ne sent plus. Un corps qui n'est pas réel, qui ne lui appartient plus. Elle s'est sûrement mis de la peinture sur la peau, des traits jaunes ou rouges, des taches colorées sur une peau matte, une peau qu'elle a du défendre maintes fois, une peau qui lui a valu insultes et calomnies. Une peau dont elle est fière, une peau comme un chef d'oeuvre. Sa peau, son deuxième tableau. Mais il est loin le temps où elle hurlait dans la rue, elle hurlait black lives matter, elle hurlait stop killing us, elle se battait pour une communauté malmenée par l'Amérique. Désormais, elle doit lutter chaque jour pour ses droits à elle, pour ne pas être réduite à une ombre derrière un rideau. Elle se bat pour exister, pour se rappeler qu'elle est quelqu'un. Qu'elle est Adele avant d'être une esclave. Sa vie d'avant lui paraît loin, et pourtant, ça ne fait pas si longtemps qu'elle est là, à obéir à chaque ordre que Glazkov lui crache. Elle s'est enfermée dans la pièce unique qui lui sert de maison ; le reste du Manoir lui est inconnu, elle refuse de le voir comme réel, elle doit se pincer chaque matin pour réaliser qu'elle est ici. Dans sa chambre, donc, elle a une toile. Une toile devant elle. Elle est assise par terre, elle a posé du papier journal sur le sol, pour que la peinture ne gicle par partout, pour que la peinture ne reproduise pas ce qu'elle a fait quand elle est arrivée ici -- s'étaler goutte par goutte puis partir en fumée. Elle ne sait pas vraiment ce qu'elle peint. C'est rouge, orangé, crépuscule, astronomique. C'est un fond et des traits plus foncés, des traits bordeaux, couleur sang, couleur bouffe de Lev, qui se démarquent et qui forment des formes. On commence à distinguer un corps nu, des courbes féminines. Adele peint avec hargne, avec passion, avec des larmes silencieuses qui s'écoulent sur son visage, avec des sentiments qui rongent son corps tout entier. La lassitude. La peur. L'impuissance. L'impatience. C'est quand son pinceau trace des cheveux, des traits marrons qui s'enroulent les uns autour des autres, qu'elle entend des pas non loin d'elle. Son coeur s’accélère. Elle se fige. Elle prie pour que ce ne soit qu'un Glazkov de passage. Pas Lev. Pitié pas Lev. Faites que cela ne soit pas Lev. Faites qu'il lui laisse ce moment, ce temps pour elle, ce crépuscule d'anatomie devant elle, qu'il lui laisse imaginer ce que ça fait d'avoir une femme devant elle encore un instant, un tout petit instant. Elle essuie ses larmes, sait-on jamais. Y'a de la peinture sur ses joues. Y'a de la peinture partout sur elle. Partout sur la toile devant elle. Y'a de la peinture partout dans sa tête. C'est tout ce à quoi elle pense. Et puis, la porte s'ouvre. Et son coeur s'arrête. Elle reste dos au nouvel arrivant, dos à la porte en chêne, dos à l'enfer qui arrive, dos aux reproches. Elle respire un grand coup. Pose son pinceau sur un bout de journal. Se retourne. Merde.


Dernière édition par Adele Briskers le Ven 11 Aoû - 0:37, édité 1 fois
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PSEUDO : ilusm.
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AVATAR : dylan o'brien.
CREDITS : @EXORDIUM.
AGE : le millénaire passé, mille vingt-cinq ans derrière lui, mais toujours le minois d'un gamin innocent.
OCCUPATION : il vague la nuit, à la recherche d'une occupation quelconque, d'un amusement bref. il se lasse vite de tout. préfère tuer que travailler.
AMOUREUSEMENT : mort. il ne s'abandonne pas au plaisir de l'amour, des baisers ou de l'attachement. il préfère tuer et les entendre crier. légèrement fou sur les bords.
RACE : un vampire originel, buveur de sang, créature de la nuit.
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MessageSujet: Re: BURN IT DOWN. (lev) [VIOLENT]   Jeu 10 Aoû - 20:17

Il n'est plus qu'une ombre dans la nuit. Lev, il aime la nuit. Lev, c'est son moment. Lorsqu'il fait nuit, les passants ne font plus attention. De ce fait, le brun peut s'amuser tranquillement avec les humains assez fous pour se balader seul en fin de journées, en rentrant du boulot ou encore de soirées entre amies. C'est pour cette raison que le Glazkov rentre tard le soir. C'est parce qu'il se nourrit d'humaines, car en journée, la tâche est plus compliquée. Trop de monde et l'ambiance arrivent à stresser le vampire. Tout compte pour lui, du sang au minois, du minois à l'ambiance, de l'ambiance à l'heure qu'il est. Peut-être trop perfectionniste dans ce qu'il fait ou dans la façon de traiter son repas. Il ne les voit plus comme des êtres à part entière, mais comme des bouts de viandes. De vulgaires poches de sang. Lev, il sourit dangereusement quand il choisit sa proie. Et en quelques secondes, il a déjà sa main qui recouvre sa bouche pour la faire taire. Ses yeux dans les siens, elle reste de marbre devant lui, ordonné d'agir comme tel. Canines perçant son cou fragile, liquide rouge rentrant en contact avec la langue du vampire, il savoure. La gamine gémit, devient faible. Il peut l'entendre à son pouls. Alors, tranquillement, il se dégage en se rendant compte qu'il a presque vidé la demoiselle de son sang. Un juron soufflé, il aurait aimé l'achever directement. C'est moins de tracas. Il souffle un bon coup, l'hypnotise pour qu'elle oublie tous les souvenirs bien sombres qu'elle pourrait avoir par la suite et l'abandonne dans cette ruelle mal entretenue. C'est sombre, humide et désagréable. Peut-être qu'elle tombera malade, il n'en sait rien. Il s'en fout pas mal, au fond. Qu'elle meure, qu'elle tombe malade ou qu'elle arrive bien vivante chez elle, ce ne sont pas ses affaires. Lev, il retourne avec un sourire sur ses lèvres au manoir. La bouche encore remplie de sang, il se lèche les lèvres en entrant dans la salle principale. Vide. Les Glazkov sont sûrement de sorties, sûrement affamés eux aussi. Il sera tranquille ce soir, au moins. Pas de parents pour critiquer tout ce sang sur ses vêtements, pas de frère pour lui dire que c'est un monstre incontrôlable. Seulement, une personne est bien là pour voir son chez d'oeuvre. Il est toujours content de pouvoir montrer son exploit de la soirée à son entourage. Il tend l'oreille, le gamin, et sourit lorsqu'il entend un cœur battre. Celui d'Adele, celui de la banshee à son service. Alors c'est sans attendre qu'il se rend dans sa chambre, sans toquer, sans excuse. Il a besoin de compagnie, le vampire. Il saute sur son lit, s'en fiche s'il le tache de sang et l'observe peindre. Il grimace, ne comprenant pas trop ce qu'elle fout avec ses pinceaux avant de se racler la gorge. « Content de te voir aussi, banshee. » Il se redresse légèrement et observe l'art de son esclave. « Moi qui pensais avoir jeté tous tes pinceaux la dernière fois. » Il avoue, haussant un sourcil. Elle trouve toujours un moyen de s'en sortir.

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monstrous.
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MessageSujet: Re: BURN IT DOWN. (lev) [VIOLENT]   Jeu 10 Aoû - 21:01

L'ironie dans les paroles du vampire fait remonter les coins de sa bouche.  Elle lui sourit d'un sourire qui veut dire je t'emmerde. Je t'emmerde Lev Glazkov et j'emmerde l'emprise que tu as sur moi. Je t'emmerde Lev Glazkov et j'emmerde ta tendance à rentrer dans le seul espace me donnant de l'intimité couvert de sang -- mêlant mon rouge acrylique à ton rouge décroché d'un corps auparavant en bonne santé. Elle sourit mais elle ne dit rien. Elle ne peut rien dire. Et puis peut-être qu'il interprète ce sourire d'une autre manière. Peut-être que cela le fera se sentir drôle, important. Il n'a pas l'air doué avec les gens, et décrypter leurs sentiments est sûrement pour lui mission impossible. A moins que les vampires ne puissent sentir vos émotions. Qui sait. Elle n'en sait pas assez sur les buveurs de sang, Adele, pour répondre à sa propre question. Elle ne s'y est pas intéressé plus que de raison. Elle n'en connaît pas assez sur sa propre espèce pour enquêter sur une autre. Elle déglutit. Son affirmation ne cherche aucune réponse. Elle ne sait pas quoi dire. Elle aimerait être meilleure en contact humain, elle aussi. C'est pas vraiment son fort. On ne lui a jamais appris à obéir, elle a toujours craché sur ces bouts de torchon que sont les lois. Elle n'a jamais eu quelqu'un qui lui a appris à être sociable, aimable, compatissante. Elle a tout appris seule. Alors elle est restée seule. Sûrement un des rares points communs que partagent Lev et Adele. Sa voix est rauque, comme si elle n'avait parlé à personne depuis des semaines, lorsqu'elle demande : Est-ce que j'peux faire quelque chose pour vous ? Son vouvoiement face au tutoiement de l'autre. Se mettre soi-même plus bas que terre. Ses yeux fixent sa toile, ses pinceaux, les extensions de son âme, et puis reviennent sur le vampire. Elle le fixe. Les yeux bruns de la gamine face aux yeux froids du vampire. Un drôle de contraste. Le regard d'Adele pose une question muette. Veut-il qu'elle les jette, les pinceaux ? Qu'elle les balance par la fenêtre ? Elle le fera, s'il le demande. Puis elle en achètera d'autres le lendemain, et peindra en cachette. On arrête pas l'art. L'art est immortel. Encore plus immortel qu'un vampire : sa portée est universelle. Elle détourne brusquement son regard. Fixe sa toile. Sa bouche s'ouvre, elle murmure un charabia de couleurs et de formes. Elle va tenter le diable, Adele. Elle sait qu'elle ne devrait pas faire ça. Qu'elle ne devrait vraiment pas. Il a jeté ses pinceaux. Il brûlera cette toile. Mais elle a soudainement compris ce qu'il manque à l'oeuvre. Est-ce que je peux juste... Juste... Elle ne finit pas sa phrase, se contentant de prendre un pinceau, de le tremper dans du jaune, de le mélanger à de l'argent, d'obtenir une drôle de couleur. Rajouter de l'orange. Faire vite. Vite avant que Lev ne hurle. Quelques touches sur le côté. Illuminer le centre. Une mèche de cette même couleur dans les cheveux. Faire vite. Un point pour symboliser la pureté. C'est fini. Voilà. La toile est faite. Elle regarde Lev de nouveau, un peu craintive, un peu fière. Elle a peur de sa colère. Mais si elle renonce à la peinture, elle n'a plus rien. Je... Hum... Vous aimez l'art ? Ca paraît un peu con. Elle regrette déjà de l'avoir dit. Merde.
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MessageSujet: Re: BURN IT DOWN. (lev) [VIOLENT]   Jeu 10 Aoû - 21:52

La voix de la banshee résonne dans la pièce, le vampire ne daigne même pas l'observer lorsqu'elle lui adresse la parole. Il aurait pu venir dans sa chambre parce qu'il avait une requête, mais non. Des venues inutiles et imprévues, chose qui n'était même plus exceptionnelle. Lorsqu'il n'avait rien à faire, il venait dans la chambre d'Adele pour passer son temps, histoire d'emmerder quelqu'un et de voir à quel point sa présence dérangeait autrui. Il avait beau ne pas comprendre les humains et encore moins les femmes, il savait que sa présence n'enchantait personne. Et encore moins la femme qui devait obéir à tous ses ordres, même les plus désagréables. Adele avait toutes les raisons de haïr le jeune homme et il comprenait cela. Cependant, elle restait en vie et avait un toit. Il ne la lâchait pas dehors en lui ordonnant de dormir sous la brise glaciale de la nuit, où des pervers traînaient. Il était encore gentil de lui offrir cette chambre et de parfois, lui apporter de quoi manger lorsqu'il était de bonne humeur. Il la gardait en vie et ne la traitait pas comme un vulgaire chien abandonné par sa race. Il savait qu'Adele n'aimait pas cela, mais après tout, elle n'avait pas le choix. Si le gamin l'emmenait dans un restaurant français et qu'il lui ordonnait de commander à manger, elle le faisait. Il lui arrivait d'avoir des privilèges, même si ceux-ci étaient rares. Adele n'était pas traité comme une vulgaire femme à tout faire. Elle n'était pas enfermée dans la cave après sa journée à servir le vampire. Lev, parfois, il se montre trop gentil. Et c'est dans ces temps-là qu'on a peur. Car quand Lev est gentil d'un coup, ça veut dire que son côté instable refera surface bientôt. On pourrait dire que c'est un vampire bipolaire bien connu dans le milieu, mais personne ne semble relever ses changements de personnalité constante. Une fois, le garçon ne tue pas. L'autre, il offre des restaurants chics à sa propre esclave banshee et une autre fois, il tue des personnes à la chaîne. Il est incompréhensible. Pire qu'une femme ou qu'un simple humain lambda. « Je venais juste vérifier que tout allait bien. » Faux. Il n'en avait que faire. Il l'utilisait juste comme divertissement, car il n'avait personne d'autre. Il pouvait vérifier cela à son battement de coeur ou encore écouter à une conversation qu'elle aurait pu avoir. Mais non, il avait préféré s'incruster dans son intimité pour son propre amusement. Il observait l'esclave en penchant sa tête, la jeune femme semble être titillée par quelque chose. Elle commence même à bégayer, ce qui intrigue le vampire. Qu'est-ce qu'elle raconte ? Elle ne finit même pas sa phrase, préférant donner son attention à sa peinture. Il roule des yeux, ne se vexe pas. Il la regarde faire, intrigué par l'art de la gamine. Elle peint beaucoup, toujours, dès qu'elle en a l'occasion. Il se relève silencieusement et se pose aux côtés de la banshee, observant la jeune femme ajouter quelques touches de peinture à la toile, l'éveillant. Il fronce des sourcils avant de souffler. L'art, c'est l'ennemi du bonhomme. Lorsqu'elle termine, le garçon n'essaye même pas de lire dans les iris d'Adele, n'ayant pas le temps pour de telles bêtises. Elle a fait un choix et semble l'accepter, une audace qui amuse le buveur de sang. Une question. Simple question. Il ne sait pas si elle a le droit à une réponse, la banshee. Ce serait en demander sur le vampire, chose qu'elle n'a pas été permise de faire. Le vampire se tourne vers elle, les mains croisées derrière son dos. « L'art m'a accompagné jusqu'au bout du monde.  » Avoue-t-il avant de sourire légèrement, ayant des souvenirs de ses voyages à travers le monde. « J'ai connu l'art d'Asie, d'Afrique et d'Europe. Mais je n'ai jamais vraiment compris le sens des peintures, des paroles ou des mouvements. » Dit-il en grimaçant. C'était gracieux, mais beaucoup trop compliqué pour le vampire. La beauté n'était pas faite pour lui. Supposé faire régner la terreur, légende qui effrayait le monde entier à une époque et qui, maintenant, émoustille les adolescentes. « J'en ai donc déduit que l'art n'était pas fait pour moi. » Souffle-t-il au visage de l'artiste avant d'observer sa toile. « C'est bien dommage, banshee. Tout ce temps et ce talent gâché. Vous savez ce qu'attend cette toile, n'est-ce pas ?  » Un carnage.

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MessageSujet: Re: BURN IT DOWN. (lev) [VIOLENT]   Jeu 10 Aoû - 22:21

Il est beau le tableau d'Adele. Elle pourrait le vendre dans le Vieux Carré, le donner à des touristes, récupérer un peu plus de sous que ce qu'elle aurait normalement demandé. Elle pourrait chercher une galerie où l'exposer, mettre son nom et son numéro de téléphone à côté, peut-être recevoir un appel d'un inconnu lui disant qu'elle mérite sa place au Louvre. Elle pourrait le donner à Loyola, proposer un contrat. Exposer son tableau, donner quelques cours et en échange, profiter de leur atelier. Il y a des milliers de possibilités pour la toile. Mais elle va finir calcinée, brûlée, déchirée, morte, dénuée de vie, dénuée d'esthétique, dénuée de tout ce qu'Adele a mis dedans. Elle va finir ainsi parce qu'Adele a enchaîné connerie sur connerie, parce qu'Adele a fait des choses qui ont déplu. Elle s'est mise elle-même dans cette situation. C'est elle qui a mis son art en danger. Tout est de sa faute. Et ça, ça résonne dans sa tête. C'est de faute, Adele. Si t'es là, c'est parce que t'es conne. Conne. Elle se déteste. Elle se déteste mais elle veut rester en vie. C'est même pas un désir de vengeance, elle sait qu'elle ne pourra jamais rien contre Lev, ou contre aucun vampire ; c'est plus comme un énième doigt d'honneur à ceux qui dirigent. Ils ont voulu l'emprisonner, la faire taire, la faire esclave, et bien elle survivra. Elle ne leur donnera pas ce qu'ils veulent. Elle continuera d'exister, de fumer joint sur joint à chaque pause au boulot, de trafiquer dans leur dos. La seule chose qui lui manque, qu'elle voudrait avoir afin de montrer aux vieux vampires qu'elle est moralement plus forte qu'eux, c'est défier Lev du regard. Pas de la main, de la bouche, des mots. Juste le regard. Elle voudrait pouvoir rester digne, lever la tête. Mais lorsqu'il parle, elle ne peut fixer que le tableau. Elle veut l'imprégner dans son esprit à tout jamais. Peut-être qu'un jour elle la repeindra, la toile. Mais elle n'aura jamais la même saveur qu'aujourd'hui. Les couleurs ne pourront jamais crier à l'aide de la même manière. Toute sa mélancolie sera partie. Peut-être que les gens ne remarqueront pas. Mais Adele, elle, elle saura. Elle saura ce que le tableau a été un jour, et elle passera sa vie à se demander comment le reconstruire. Comment recréer cette couleur qu'elle a mélangée devant Glazkov. Comment faire tout ça. Merde. Merde. Merde. C'est de ta faute, Adele. Elle voudrait pouvoir se frapper. Enfoncer son poing dans un mur. Ressentir de la douleur physique pour éloigner la douleur morale qui va bientôt arriver. Y'a rien d'pire. Y'a rien d'pire de voir ce qu'on a fait avec tant de passion disparaître en fumée. Devant ses grimaces et ses remarques, ses réponses à la question qu'elle n'aurait jamais du poser, elle se tait. Adele la muette. Adele qui n'ose parler. Elle ne veut pas empirer les choses. Elle ne veut pas avoir à nettoyer ses propres cendres -- chose qu'il serait probablement capable de lui demander. Alors quand il lui demande s'il sait ce que va devenir son tableau, elle hoche la tête. Devant le flot de paroles qui est sorti de la bouche de Lev, devant l'art d'Afrique, l'art qui n'est pas fait pour lui, elle se contente d'un mot. D'une affirmation. Oui. C'est pas un oui insolant, pas un oui triste, pas un oui intrigué. C'est un oui résigné. Un oui qui a compris ce qui allait se passer à la seconde où elle a peint librement dans sa chambre. Elle sait, Adele. Elle a juste voulu profiter de la vie pendant un court instant. Et elle ne regrette pas. Elle voudrait juste pouvoir partir et revenir lorsque la toile est six pieds sous terre. Elle a peur qu'il la brûle doucement devant elle ou pire, qu'il lui demande de le faire.
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MessageSujet: Re: BURN IT DOWN. (lev) [VIOLENT]   Jeu 10 Aoû - 23:04

La mère aurait bien aimé de telles toiles. Elle aurait aimé l'harmonie des couleurs et les formes dessinées par la banshee. Le seul problème, c'est bien que ces foutues toiles soient faites par une vulgaire esclave et qui plus est, banshee. Elle aurait été d'accord de garder ces toiles si elles avaient étés faites par des humains, mais prendre l'oeuvre d'une banshee n'était pas quelque chose de commun pour elle. Certes, ils prenaient leurs vies, mais pas leurs peintures. La brune répond affirmativement au vampire, d'un simple oui. Au moins, elle ne s'attarde pas, sûrement trop habituée à ce genre de situation. Ce n'est pas la première toile qu'il brûlera ou détruira. Il l'a déjà fait dans le passé et n'a pas caché son amusement lorsqu'il détruisait l'art de son esclave. Il lui donnait déjà l'opportunité de peindre, lui s'occupait juste du rangement. C'est certainement pour cette raison que sa chambre était aussi vide, car il avait tendance à tout détruire selon ses envies du jour. Avant-hier, il avait brisé le miroir de la gamine. Aujourd'hui, elle avait pris soin de faire une toile, de quoi occuper le gamin pour quelques bonnes minutes. Il ne brûlera pas ses vêtements, idée qui avait émergé la veille. Ce serait pour une prochaine fois. Lev laissa son imagination faire le reste, réfléchissant à un moyen de détruire tout cela correctement. Il devait en faire un spectacle et le faire durer. Autrement, il ne prenait pas plaisir à ce qu'il faisait et son activité prenait trop vite fin. Il quitta rapidement la chambre de la banshee pour aller chercher une boîte d'allumettes et des objets tranchants, comme des couteaux, des ciseaux ou encore même une tige en fer qu'il prit soin de faire brûler légèrement au feu de la cheminée. Une fois de retour, il tendit la tige brûlante à son esclave, espérant qu'elle se brûle quand même légèrement sa peau si fragile. Il déposa ses trouvailles sur le lit de la gamine, comme un énorme trésor qu'un gamin de cinq ans venait de trouver dans son jardin. Il fit un tour dans la chambre, assez rapidement, et se servit. Il faisait ses achats. Il cassa une chaise pour en prendre seulement les pieds. Il comptait rendre sa toile méconnaissable, au point de ne même plus voir un seul petit bout de papier. Alors, tout objet était le bienvenu. Les allumettes n'auraient pas étés assez. De plus, il avait légèrement envie de casser quelques objets lui appartenant. Le brun déposa donc les quatre pieds de chaise sur ses draps, se foutant carrément du bordel qu'il pouvait causer. Elle nettoiera lorsqu'il en aura terminé. En espérant que la chambre ne finisse pas en feu, elle aussi. Lev observa la toile avant de se tourner vers Adele, prêt à commencer. « Oh, quel idiot. J'avais complètement oublié de préciser que la tige était passée dans la cheminée avant d'atterrir dans tes mains. Certainement le karma qui essaye de te faire comprendre que les questions idiotes ne ravivent pas ton maître. » Il essaye d'opter pour une moue innocente, ce qui ne lui réussit pas tout à fait. Il tend ensuite les bras vers la tonne d'objets placés sur son lit. « Je te laisse commencer. » Autant la laisser participer à son petit jeu aussi. Cela rend les choses plus amusantes. « Mais attention. » Il lui sourit dangereusement. « Si tu décides d'opter pour un objet tranchant, comme un couteau, tu devras t'infliger le même mal que tu infligeras à ton magnifique tableau. Si tu optes pour une allumette, j'aviserai. » Autrement dit, un coup de couteau dans sa toile sera précédé d'une coupure dans sa chair. Punition pour avoir été indiscrète et un jeu malsain pour ravir le vampire.

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MessageSujet: Re: BURN IT DOWN. (lev) [VIOLENT]   Ven 11 Aoû - 0:00

Quand il part de la chambre, Adele ne sait que faire. Elle est toujours assise par terre, le sol froid contre sa peau, le papier journal est trop fin pour offrir un quelconque réconfort. Elle observe le pièce mais il n'y a rien à voir. C'est vide. Elle entend Lev s'affairer. Elle ne sait pas vraiment ce qu'il fait mais ce qu'elle sait, par contre, c'est qu'elle va le découvrir très prochainement. Et que ça ne va pas lui plaire. Mais elle se tait. Elle sent que la douleur va arriver, d'une manière ou d'une autre. Il est pas net, Lev. Elle sent que le coup qu'il lui prépare va être des plus horribles. Elle voudrait que Dmitri soit là, qu'il la sauve, qu'il lui dise que ça va aller, qu'elle ne mérite pas d'être enchaînée. Mais Adele est tombée avec le mauvais frère, avec le malsain, avec le monstre, avec l'inhumain. Ils sont tous inhumains, les vampires, qu'elle croyait, mais Lev Glazkov met la barre un peu plus haut. C'est comme si son coeur n'était pas là. Il a peut-être un trou dans l'corps. Peut-être que c'est une machine, un robot, entraîné pour rassembler le pire de l'humanité ? Elle sait qu'elle n'a pas tout vu, Adele, qu'elle s'apprête à voir pire. Elle entend de l'acier qui claque, des choses qui s'arrachent. Elle se tait. Elle a trop parlé, tout à l'heure. Elle n'aurait pas dû. Mais c'est dur d'être ici, avec lui, sans lui poser la plus essentielle des questions. L'art, c'est le meilleur ami d'Adele. Alors elle s'est dit que peut-être, peut-être… C'était idiot. C'était con. Il ne faut plus y penser désormais. Elle sent qu'il va arriver dans sa chambre alors elle contemple la toile un dernier instant. Adieu, murmure-t-elle. C'est à ce moment précis qu'il rentre. Il ne l'a pas entendue, heureusement. C'était un adieu à la toile. Un adieu à une part de soi. Vraiment pathétique. Il lui tend une tige. Elle se brûle. Retire sa main brusquement. Y'a des larmes qui apparaissent dans ses yeux, mais elle ne les laisse pas tomber. Elle inspire lentement. Retrouve contenance. Observe son lit. Y voit couteaux ciseaux armes en tout genre. Perd toute contenance. Il casse une chaise. Elle s'en fout. Elle préférerait dormir sur le sol à tout jamais plutôt que devoir contempler son sourire sadique près d'armes aussi tranchantes. Elle le regarde. Elle attend qu'il parle. Puis il parle, la faisant regretter la pensée précédente. Elle entend la reproche quant à sa question. C'est pas grave elle sait, elle sait ça. Elle penche la tête, comme pour montrer qu'elle comprend. Sa voix est perdue, partie se réfugier dans un autre espace temps, une réalité où elle n'a pas à subir les ordres d'un sbire dérangé. « Tu devras t'infliger le même mal que tu infligeras à ton magnifique tableau. » C'est tout ce qu'elle entend. Et puis sa vue se trouble. Les larmes s'agitent. Sa tête tourne. Se couper. Se couper. Se couper. Elle a l'impression que le verbe flotte partout. C'est la seule chose à laquelle elle peut penser. Se couper comme elle se coupait à une époque. Elle a envie de mourir. Ses paupières sont lourdes. Elle ne parle pas. Elle ne dit rien. Il n'y a rien à dire. Il veut qu'elle se coupe. Qu'elle se mutile. Qu'elle crève sous la douleur. Elle n'a pas le droit à la réplique. Elle attrape un couteau de cuisine. Se couper. Il est gros. Putain qu'il est gros. Je choisis le couteau. Sa voix tremble mais ne flanche pas. Elle ne s'arrête pas. Ses mains sont fermes. Elle attrape sa toile. Ferme les yeux. Laisse le couteau traverser le papier. Les ouvre. Fait glisser la lame contre les couleurs. La tête de la dame a disparu. C'est un vide. Maintenant, mon tour, souffle-t-elle, plus pour elle que pour lui. Se couper Elle s'apprête à se couper, la tête cachée par ses cheveux bouclés lorsqu'elle choisit de regarder le vampire. Ses pupilles s'ancrent dans celles de Lev lorsqu'elle plante le couteau dans son bras. Elle ne dit rien. Les larmes ne coulent pas. Plus. C'est étrange. Sa peau s'arrache. Elle doute qu'il comprenne que ce n'est pas la première fois qu'elle fait ça. Se couper. Le sang perle. Le couteau est à l'air libre. Elle le tient dans sa main. Silencieuse. Digne. De retour à une époque dont elle ne veut pas se rappeler.
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MessageSujet: Re: BURN IT DOWN. (lev) [VIOLENT]   Ven 11 Aoû - 0:33

Lev est fier de l'idée qu'il vient de trouver. Le fait qu'elle s'infligera le même mal le fait frémir d'excitation. Il va voir sa banshee se blesser, se punir elle-même pour ses erreurs alors que lui n'aura même pas une égratignure. Position de pouvoir qu'il semble apprécier plus que tout. La banshee doit l'obéir et ne peut même pas résigner. Elle continuera de se faire du mal jusqu'à ce que Lev lui ordonne d'arrêter, jusqu'à ce qu'il lui dise que ce sera tout pour aujourd'hui. Et Dieu sait à quel point le brun est difficile à combler. Il a toujours besoin de plus. Il n'en a jamais assez, un gourmand, personne ne le rassasie jamais. Adele ne se videra pas de son sang ce soir, cela dit. Il ne veut pas perdre sa stupide esclave suite à ce jeu malsain. La bouclée attrape un couteau de cuisine. Il est énorme, ce qui ne déplait pas au vampire. Il a toujours été aussi malsain et instable. Les couteaux, ça a bercé son enfance. Si bien que sa mère avait dû les cacher pour que le gamin n'aille pas jouer avec pendant la nuit et se blesser. Ou encore mieux, blesser ses camarades. Le brun observe le couteau comme s'il voyait le paradis à travers la lame. Il est déconcentré par l'ustensile un moment, mais reprend ses esprits lorsque la lame vient déchirer le papier, les couleurs, les formes. Il ne regarde même pas le désastre, mais bien son esclave qui détruit son oeuvre. Il attend la partie la plus excitante. Celle où elle se déchirera la chair. Ce qui ne tarde pas à arriver, couteau transperçant sa peau, sang qui commence à perler le long de son bras. Il ne cache pas le plaisir qu'il éprouve en voyant le sang de la banshee quitter son pauvre corps frêle. « Bien. » Il termine par dire lorsqu'elle a terminé de se trancher la peau. Il reprend le couteau et le balance sur les draps de la gamine. Elle dormira sur son propre sang, ce soir. Son sang mélangé à celui de l'inconnue qu'il a mangé juste avant de venir. Il patiente un peu, regardant le bras de sa pauvre victime. « La prochaine fois, n'hésite pas à faire une toile avec ton propre sang comme peinture. Je la garderai peut-être, qui sait. » Sang éclatant, à l'odeur bien distinguée. C'est une banshee, après tout. Il sourit, d'un air assez pervers. C'est son domaine et il est heureux d'avoir une adversaire, pour une fois. Il laisse passer son index sur le liquide rouge, l'examine avant d'étaler le tout sur la toile, mélangeant la belle harmonie des couleurs avec son propre sang. C'est glauque, c'est Lev. « Amusant, n'est-ce pas ? » On peut lire dans ses prunelles assombries qu'il veut une réponse positive de son esclave. Il lui attrape le menton, attendant sa réponse. Il n'aime pas la façon dont elle ose le défier du regard. L'audace qui l'amusait auparavant l'énerve désormais. Il aurait aimé le sang de la banshee comme arme dévastatrice. Cependant, il veut garder sa blessure propre et non teintée de peinture fraîche. Ce sera pour plus tard. Il attrape donc une allumette, l'allume et brûle l'un des côtés de la toile. Elle part en fumée, donne espoir à Adele qui pourrait penser qu'il en a déjà terminé. Seulement, il éteint les légères flammes, laissant trainer une odeur de brûlée dans la pièce. Il inspire, aime cette fameuse odeur. Cela lui rappelle la fois où il a brûlé la maison entière de son ex, Agnes, avec son corps nu trainant sur son lit, auprès de son amant. « Tu aimes le feu, banshee ? » Qu'il lui demande en déposant l'allumette encore allumée dans la paume de ses mains. Allumette qui était en bout de vie et qu'il n'a donc pas du l'amocher tant que ça. « J'adore cela. »

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MessageSujet: Re: BURN IT DOWN. (lev) [VIOLENT]   Ven 11 Aoû - 14:51

Il jette le couteau sur son lit. Une provocation de plus. Mais Adele s'en fout. Adele, elle s'en fout tellement que la douleur et la honte semblent secondaires. Dans sa tête résonne le couteau qui s'enfonce dans la chair. La sensation qu'elle recherchait à une époque. Les cicatrices qu'il fallait cacher. Elle s'en est sortie tant bien que mal, à coups de joints dans la figure pour ne plus rien sentir, pour planer dans un autre univers. Et voilà que Lev rouvre des plaies qui sont encore en train de cicatriser. Voilà que Lev lui fait se demander comment elle a pu se faire ça à elle-même. C'est à peine si elle le voit l'observer tant elle est perdue dans ses pensées. Elle se demande si elle était son propre monstre, à une époque. Si elle était son propre Lev. Si elle mérite de se punir elle-même pour s'être fait mal. Un drôle de cercle vicieux. Le vampire a bien choisi. Obliger Adele à s'infliger du mal, il ne le sait pas, mais c'est ce qu'il y a de pire. Il l'a perdue. Pas qu'il doive en avoir quelque chose à faire. Mais il l'a perdue à la seconde où le couteau est rentré dans son corps. Elle se demande s'il a remarqué qu'elle n'avait pas crié, pas pleuré. S'il croit que c'est de la provocation. S'il comprend que c'est de l'habitude. S'il s'imagine qu'elle cherche juste à être digne. Au fond, c'est un mélange de tout ça. Un mélange glauque, un milk-shake qui ferait fuir les enfants. Elle sent son regard posé sur son bras. Si il n'avait pas été Lev, s'il elle ne lui était pas soumise, elle aurait sûrement parlé. Elle lui aurait demandé ce qu'il en pensait. Si le sang l'excitait. Si c'était pour ça qu'il la fixait avec tant d’intensité. Est-ce que ça te donne envie de baiser, fils de pute ? Est-ce que tu veux me faire encore plus mal ? Je sais que tu voudrais que je crève, je sais que tu m'enterreras et que tu foutras dans ma tombe toute la joie que j'ai pu un jour connaître, mais tu n'connais rien. Tu n'comprends pas ce que tu viens de faire. Les mots buttent contre la barrière de ses lèvres. Face à son flot de paroles, elle reste encore et toujours muette. Sans voix, sans opinion, sans âme, sanguine. Il étale du sang sur la toile. Elle s'en fout maintenant. Elle ne veut plus la voir cette toile. Maintenant, elle voit les traits rouges qu'elle a tracé devenir des coupures. Des cicatrices sur un corps entier. Une peau qui n'est rien mais du rouge. Du rouge sang. Du rouge qui crie à l'aide. Peut-être qu'elle s'est dessinée elle-même sans le savoir, en fait. La question de Lev arrive pile à ce moment. Elle ne s'attend pas, par contre, à ce qu'il s'approche aussi près d'elle. Elle est forcée de le regarder, de quitter les souvenirs dans lesquels elle était tombée. Elle respire fort, vite. Il est si proche d'elle. Elle le défie du regard plus par habitude que par envie. Elle sait qu'il sent son souffle, qu'il voit la veine dans son cou palpiter, le bouton qu'elle a au coin du nez. Il est si près d'elle. Sa main est glaciale. Très amusant. Un vrai spectacle. Elle ne sait pas quoi dire. Il est si proche d'elle et la peur envahit chacun de ses muscles. Quand il la lâche enfin, qu'il attrape une allumette, elle lutte avec toutes les forces qu'il lui reste pour ne pas trembler comme une feuille. Il met une allumette dans sa main. Il lui demande si elle aime le feu. Oui, qu'elle dit. C'est pas vraiment un mensonge, en plus. Elle aime le feu parce qu'il allume clopes et joints, parce qu'il lui permet de se tuer à petit feu. Elle aime le feu et la lueur que ça projette dans la nuit. Sa vue se voile encore une fois. Elle attrape une allumette, l'allume, la porte à son index, plisse les yeux devant la douleur. Quand elle était gamine, à l'orphelinat, ils jouaient à qui pouvait rester le plus longtemps contre la flamme. Elle gagnait à chaque fois. Elle faisait peur aux autres gamins. Son doigt brûlant lâche enfin l'allumette. Elle souffle dessus. Elle regarde la cloque qui commence à se former petit à petit. Pour la première fois de sa vie, Adele veut revenir dans l'endroit sombre et humide où elle a grandi. Elle donnerait tout. Quitte à revivre la solitude, les pleurs, une fois de plus. Tout pour partir d'ici. Oui, répète-t-elle.
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MessageSujet: Re: BURN IT DOWN. (lev) [VIOLENT]   Ven 11 Aoû - 18:06

Elle choisit les bons mots. C'est, en effet, un vrai spectacle. Lev hoche de la tête, intrigué par le fait qu'elle ne bouge pas. Les larmes ne perlent même pas sur son visage. Ses yeux sont légèrement humidifiés, mais les larmes semblent rester accrocher à ses pupilles, refusant de montrer sa faiblesse en fondant en larme devant le vampire. Il ne le dira pas, mais il aime ce côté qu'elle a. Ce côté de nier la douleur et le reste. Il est content de l'avoir elle. Banshee coriace qui avale sa douleur et qui ne laisse rien paraître. Ça a tendance à amuser le brun, qui se demande toujours quand elle craquera. Il sait, cependant, que lorsqu'elle craquera, ce sera pour de vrai. La douleur s'accumule dans son pauvre petit corps frêle, ses pensées cognent contre son cœur qui pourrait flancher après de tels jeux. Lev observe l'œuvre de la gamine prendre feu, petit à petit. Le papier prend une teinte différente, une teinte qui se fait chaleureuse - ce que le vampire est loin d'être. Tout ça l'excite bien trop. C'est comme s'il avait cinq ans à nouveau et qu'il jouait au grand méchant loup avec une gamine des alentours. Seulement, sa version était différente. Pas besoin de courir, mais juste de tenir. Il aimait mieux sa version que l'originale. Celle-ci était remplie de rebondissement et de challenges - du moins, pour l'ennemie. Lui n'avait aucun souci à se faire et c'est certainement ce fait qui lui plaisait le plus. Le fait de ne pas devoir faire d'effort ou de ne pas avoir d'inconvénients dans ce qu'il entreprenait. Il avait ce qu'il voulait et inventait ses propres règles. Il posait les questions qui lui passaient par la tête et jugeait sa réponse bonne ou mauvaise. Cette fois, il la jugerait bonne. Elle était déjà assez abîmée. Il la laissait reprendre ses esprits avant de continuer avec elle. « J'ai toujours aimé le feu. Cela nous fait un point commun, banshee.  » Annonce-t-il avant de continuer, d'humeur blagueuse. « C'est pour cette raison que je vais te le faire détester.  »  Car il n'accepte pas le fait d'avoir un point aussi commun avec une foutue esclave. Peut-être sur son corps ou encore mieux, sur celui d'une autre. Idée qui émerge directement dans la caboche du vampire. « Je reviens. Je ferai en sorte de ne pas m'impatienter. Assieds-toi, je n'ai pas envie de te retrouver morte ou évanouie en rentrant.  » Il ne prend même pas le temps d'attendre une quelconque réponse qu'il est déjà dehors. Ce sera rapide, les rues grouillent d'humains bourrés. Car c'est bien le plan, capturer une humaine. Il a peur de tuer son esclave, c'est donc sur l'humaine qu'il s'acharnera et pareil pour elle, selon ses envies. C'est après quelques minutes qu'il pose les yeux sur une magnifique humaine, aux cheveux bouclés, comme son esclave. Et ni vu, ni connu, il l'emmène dans une petite rue sombre pour l'hypnotiser, l'ordonnant de le suivre jusqu'à chez lui. Personne ne se rendra compte de son absence, du moins, il l'espère. Il retourne au manoir, accompagné de la gamine, fragile. Il retourne dans la chambre d'Adele, humaine au bras. Sourire aux lèvres, content de présenter sa trouvaille du soir. Au moins, il aura un dîner pour ce soir, quand ils en auront terminé. « Ne bouge pas, ne crie pas, ne te défends pas.  » Prunelles quittant les iris de l'humaine, il se retourne vers son esclave. Il peut sentir le sang frais couler de son bras, c'est satisfaisant. Il lui offre une seconde chance. « L'humaine n'est pas là pour décorer. Tu auras le choix de la blesser, si tu préfères ne pas trop t'affaiblir. C'est toi ou elle. Attention, lorsque tu la blesseras, prends bien soin de regarder la douleur que tu lui infliges dans ses yeux. C'est passionnant. » Au final, il veut la voir agir comme il le fait. Il veut qu'elle n'oublie jamais le fait qu'elle a torturé, elle aussi, quelqu'un dans sa vie. Et peut-être qu'il veut qu'elle y prenne plaisir, secrètement. « Reprends le couteau. Et cette fois, tu viseras ton épaule.. Ou la sienne. C'est ton choix. Et ne te presse pas, laisse la lame s'imprégner du sang. » Ça l'a marquera à tout jamais. Elle en fera même des cauchemars. Il en est sûr.

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MessageSujet: Re: BURN IT DOWN. (lev) [VIOLENT]   Lun 14 Aoû - 18:15

Un point commun. Si elle pouvait ricaner, elle le ferait. Mais elle se tait. Elle a déjà trop provoqué le vampire aujourd'hui ; une misérable question l'a entraînée dans cette situation, elle n'ose imaginer ce qu'il ferait devant du sarcasme. Elle mourrait sûrement. Peut-être que ça ne serait pas une si mauvaise solution, au final. Adele s'est toujours dit qu'elle allait se battre pour rester en vie mais parfois, c'est un peu trop dur. Ça demande un peu trop de forces. Peut-être qu'un jour, elle prendra l'allumette qu'il cherche à lui faire détester et elle la cuisinera avec un bidon d'essence. Une mort qui le rendrait heureux, une mort tout feu tout flamme. Il va lui faire détester le feu, qu'il dit. Elle le croit sur parole. Elle ne sait ce qu'il manigance mais elle sait qu'il peut lui faire détester tout et n'importe quoi. La preuve, elle ne cesse de fixer la plaie sur son bras et commence à se détester elle-même. D'accord. C'est juste un souffle qui sort de ses lèvres. Elle s'assoit sur son lit, trempant ses habits dans du sang, poussant les armes du coin de la main afin de ne pas s'entailler encore plus. Elle le voit partir, elle l'entend partir, et elle sait qu'elle est seule. Seule dans ce manoir immense. La porte est ouverte, elle pourrait sortir, s'en aller… Mais pour aller où ? Elle n'a aucune chance contre Lev. Rejoindre Le Cercle dont lui a tant parlé Serafina, peut-être. Cependant, elle ne vivrait que dans la fuite et dans la peur. Cela ne vaudrait pas le coup. Elle dévisage sa toile, aussi. Se lève pour la toucher du doigts, le papier brûlé tombe sur le sol. Des cendres pour lesquelles elle a tant travaillé, des cendres auparavant arc-en-ciel, des cendres qu'elle aurait voulu adorer un peu plus longtemps. Elle se rassoit bien vite sur son lit, de peur que Lev ne débarque et la trouve à admirer son tableau. Elle n'ose imaginer sa colère. Elle ne sait pas vraiment ce qu'il fait. Alors elle attend. Elle n'arrive pas à pleurer. Pourtant, elle voudrait ben pleurer un peu avant que le vampire ne revienne, laisser échapper les larmes en secret. Mais elle ne peut pas. Elle se sent vide. Elle ne sent plus rien. Elle a l'impression d'être en deuil, de faire son propre deuil. Adieu Adele, te voici morte, enterrée sous terre à droite de ta dignité et à gauche de ta force. Bon courage pour la suite. Soudain, elle entend des pas. Il rentre dans la chambre, humaine au bras. Humaine ensorcelée, sans nul doute. Humaine qu'elle doit blesser, selon ses propres mots. Ou se blesser elle-même une fois de plus. Oh non. Oh non. Oh bordel. Elle voudrait crier, elle voudrait hurler, elle voudrait crever. Sans un mot, elle attrape le couteau. Son sang s'y trouve encore. Elle s'approche de l'humaine, sa main tremble, son bras tremble. Elle la regarde. Elle est belle. Elle a des cheveux bouclés dans lesquels Adele aurait normalement eu envie de nager. Elle la dévisage, qu'est-ce qu'elle est belle. Même son corps est parfait. Adele voudrait la serrer dans ses bras et lui crier de courir loin, loin, loin. Elle voudrait lui dire de se casser. Mais elle sait que l'humaine ne réfléchit pas normalement, que Lev a trempé ses prunelles dans les siennes et qu'elle n'est plus qu'une machine. Elle lève le couteau au-dessus de l'épaule de la jeune femme. Mais, au moment de la toucher, elle fait demi-tour et enfonce la lame dans sa propre épaule. Comme demandé par Lev, elle laisse la lame s'enfoncer dans la chair. Elle voudrait hurler. Ça lui arrache la peau. Elle a mal à en mourir. Elle revoit des flashbacks dans sa tête d'autres lames sur sa propre épaule. Les cicatrices sont blanches, désormais, mais si faciles à rouvrir. Elle enlève finalement le couteau. Les larmes perlent au coin de ses yeux. Elle a du mal à respirer. Elle veut de l'eau. Elle a besoin de boire. Elle n'ose rien dire. Elle sent qu'au prochain coup, elle se contorsionnera sous la douleur. Mais c'est toujours mieux que d'être un monstre. C'est toujours mieux que d'être comme Lev.
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